Roger Couderc
Un passage de mon livre, sur la disparition de Roger Couderc. Ayant vu qu'il y avait eu récemment un hommage fait au poète, j'ai jugé bon de mettre cet extrait :
Le XV de France fait merveille sur les terrains et ébloui l’Ovalie toute entière par son génie naturel. Mais si le rugby est une histoire d’Hommes, voyous et gentlemen qui s’affrontent sur un terrain et partagent tant de moments intenses, le rugby est aussi une histoire de cœur. Et en ce 25 février 1984, tous les cœurs des amoureux de l’ovale sont touchés. Tout le monde a eu le sentiment de perdre un être proche avec la disparition de Roger Couderc. Le rire, la joie, la gaîté, fondamentaux de l’ambiance rugby, tant aimés par l’ami Roger, furent ses derniers instants. Il fêtait les 70 ans d’un ami lorsque, soudain, le drame. Ça chantait, ça s’amusait autour, mais l’accident ne prévient pas. Accident vasculaire cérébral. Mais si Roger quitta cette terre d’une manière si brutale, c’est sans doute que là haut, il manquait cruellement quelqu’un pour amuser et rendre le sourire aux anges. Alors il fut appelé à commenter à nouveau des matchs, mais divins cette fois ci, où jouaient avec grâce et beauté Guy Boniface et ses copains, qui furent les joyaux du rugby ici bas.
Magnifique hommage d’Henri Garcia dans son livre La fabuleuse histoire du rugby : « [ …] et les images se bousculent encore, multiples et fraternelles. Plus de trente ans d’une existence ainsi partagée sans qu’une ombre ne vienne faire tache sur la plus brève séquence, n’est ce pas exceptionnel ? C’est beaucoup de notre jeunesse que Roger Couderc va garder ainsi dans sa tombe d’où, selon son vœu, il pourra entendre carillonner les heures aux rythmes de la vie et les exclamations que fera toujours naître une envolée de trois quarts sur le terrain de rugby, tout proche aussi, de cette terre gasconne. »


